Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:15

Sourire gris.

Plaqué sur le devant.

 

Derrière, l’horizon s’étire

et déverrouille une fenêtre.

 

Tu pourrais juste soupirer et déposer le froid sur le rebord

Accomplir le jour d’un geste lent.

 

Devant, le gris puise dans la lumière

la puissance d’un reflet, une ombre juste au dessus du ciel.

 

Tu devrais poser la voix dans le silence

Juste sourire et délasser le gris.

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 21:54

L’automne tombe.

Dehors c’est l’apathie de la seconde, l’écrasement de la framboise.

Tu gerces ton œil à la paroi morose de la fenêtre

L’instant titube jusqu’à ta main figée dans l’ombre silencieuse du monde.

 

L’automne.

Une coulée noire le long du jour

Un piaillement de guêpe dans la brisée du vent

L’envie tronquée de son désir.

 

Tu tombes contre le mur, dans ce dehors froissé de pluie et de framboises.

 

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 11:17

Il faut se tourner dedans

abolir la marche indistincte du cri

réduire l’infinie distance de l’impalpable.

 

Comment tenir l’horizon dans la soirée sans lune,

accaparer l’étroite étoile dansante dans la râpure de l’ombre ?

 

Alors….

 

Tu cries jusqu’au vertige des mots qui n’ont plus rien d’humain

sans même ouvrir la bouche

tournée vers la fenêtre close,

cette même, enclose d’un autre temps

quand la serrure tenait à peine le jour.

 

Dedans.

se tenir à l’élancement vital

ancrer la main dans la douceur du soir

et caresser le chat.

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 20:19

Et tu te décomposes en extrême

posée à l'appui d'un tremblement de chair

reculée dans l'issue la plus étroite

coeur et peau repliés sur l'obscurité.

 

Demain tu ouvriras un oeil au ciel

et pèsera la fenêtre avec l'horizon.

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 18:20

Parfois ta langue émiette l’invisible écorchure de l’aube

le retrait du silence à la surface de la nuit

la chair immobile dans le pli du tissu,

le souffle court à trier les étoiles évanouies

la raideur des cheveux dans la trame du passage

Parfois le moment surgit d’une éclipse.

c’est le moment de taire l’arbre aux racines confuses

d’affubler la rivière d’un morceau de brouillard

taire et taire encore ce qui ne peut se dire, le vent

la tournée incessante du soleil, la pluie, l’odeur recommencée.

Parfois tu éparpilles un sourire dans le sillon silencieux

pèle mêle jetée contre la fenêtre.

Parfois.

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 09:14

On a cherché l’eau par delà les frasques de l’ombre

incriminé le jour de se défaire de ses racines

Et puis le ciel est arrivé trainant sa hargne

 

Tu disais que les oiseaux passeraient encore

que les rivières aplatiraient le froid

dans la mesure du chemin que font les rêves

tu racontais l’aurore au bout de la corde

que tous ces petits cailloux feraient des trêves.

 

On a cherché la feuille à l’arraché de l’arbre

pris le silence à l’enrobé du jour

et puis le vent a suspendu toutes les rivières

 

Tu disais que le courant poserait le temps

que la marée ferait descendre l’indicible

dans l’étroitesse du ventre qui fait la mère

tu racontais l’enfant au bout du monde

que tous les rires tailleraient dans le jour neuf

 

et puis le cri a engorgé l’estran, ravagé l’air

on a cherché de l’eau dans les revers de la jetée

indisposé la nuit jusqu’à la tordre au bout de la lune

 

et tu as dit j’ai besoin d’être seul.

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 22:34

Lenteur d’épeautre au bas du puits.

Une pensée sur le crâne muet.

Il est possible de se perdre

Et de se défaire de l’ombre.

Peut-être dis-tu

Que c’est ainsi que font les oies

Qui passent dans les revers du ciel.

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 22:28

Soleil levant

 

Uppercut entaillé de la rive asséchée

L’adroite déroute de l’herbe dans le délitement de l’arbre.

 

 Les croisées de silence mordillaient la chair de l’iris

le vent tachait le granit dans le rebond de l’ange

la criée du temps lavait l’inconscience de l’effroi.

 

Soleil en poussée de chair

dans l’entraille éberluée du rivage

et le geste noueux de l’ombellifère tardive.

 

Les attentes étourdies à la cime de l’hiver

quand le froid détachait l’aube de la rivière

le Couesnon qui décimait la main trop loin jetée.

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Dans les grèves du Mont - Communauté : Poésie contemporaine
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 15:14

À la rose plus près de l’aube

et l’iris de l’œil accroché à la mer

geste large pour découper l’improbable

(lunée ascendante,)

le froid dénudé dans l’oreille alourdie par la lenteur du sable…

 

À la rose dis-tu dans les jours de décombre,

l’eau dans l’inutile drapé de verre,

la faim dans l’invisible pli de la voute silencieuse,

l’immensité de tes pieds sur le granit desséché,

et la courbe de ta jupe dans l’ouest couchant,

et l’iris à la senteur de chaux contre le mur de l’Aquilon,

le murmure incertain de la première croisée de terre,

et tes doigts décimés sur l’arrogance de la pierre…

 

À la rose encore qui fleurit d’une levée de larmes

plus près de l’iris au regard arrimé à la vague,

geste désuet pour marquer le retour de la rive…

 

Et la rose dis-tu dans le tremblant du matin retourné

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 16:18

Tu silences l'espace opaque de l'horizon

plantée devant le chemin terreux,

Il sombre bien plus près de l'arbre que le regard ne peux sauver...

Le cri et et cette impermanence des choses dans l'aube

dans tes pas la poussière de l'instant

les pensées à l'affût de la rive, la chaleur à l'envers du soleil...

Il étouffe bien plus loin de l'onde que la main ne peut toucher...

Le souffle et cette incandescence des vies dans les sillons

tes traces dans l'ingérence du sable

les instants sans fins qui trépignent d'impatience, le vent

Il respire bien plus loin que le coeur ne peut oser...

Tu discutes avec le vent, la grève et l'horizon

plantée en terre dans le chemin herbeux

Il rit bien plus près du ciel que tu ne sais oser...

Par corinne pluchart - Publié dans : Dans les grèves du Mont - Communauté : Poésie contemporaine
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