Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 20:36

Perdre haleine et découper le vent

Semelle dans le sillon durci d’une racine

tu me raconteras l’arbre au tronc percé

la lenteur des rivières amassées

quand autrefois s’arrêtait sur le perron

quand les fenêtres béaient sous les rigoles de pluie

et que les mots se faisaient sève

la décadence de l’ortie contre ta main déchue

la lourde écharde dans la rosée des chairs

l’histoire du nom de tes ancêtres dans la sécheresse du sang

l’alcôve blanchie dans la raideur du lin

 

Perdre haleine et ressaisir le vent

Semelle dans l’écharnière de l’inconnu

tu me conteras les preuves de l’infini

le saule vert à la penchée rêveuse

le bruit de l’eau dans la stupeur de la prairie

et puis tu me diras le râle de ton soleil

la blancheur du lit dans le coton fleuri

comment c’était de perdre haleine

et d’amasser le vent dans cet hier

semelle au vent dans le sillon durci d’une racine.

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 14:22

De quelle racine évides-tu l’instant ?

 

précarité du silence

abord d’une tempête

Le feu, l’écho distant

ton ombre sur le sol

la parole emprise

l’aplomb d’une histoire

 

De quel vide procèdes-tu après l’aurore ?

 

distance du soleil jusqu’à l’iris

marche plombée d’une attente ivre

la confusion des chairs

l’entremet du jour

remise à l’endroit

dans l’étirement de la nuit

 

De quelle émergence as-tu laissé la branche et l’infinie lumière 

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 21:47

Oublié.

la marche, suivre l’ondulation

de l’ordre à côté, de l’infini chaos

l’empereur du jour, dans le cri indécis.

 

Oublié.

la cendre à l’encontre d’une brûlure

le désordre et l’incidence du chemin

 

J’ai

percuté le sens, dessous l’envers, à l’automne

la coulure de terre, au creux du liseré

la lisière

 

Oublié la sentence du sang

 

J’ai.

peut-être arrêté la pendule

et semé, quatre jours d’insouciance

la croix, le jour, et l’oubliance du geai

le ruisseau époumoné, l’heure d’arrêter la marche

suivre l’origan fané.

 

J’ai oublié.

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 12:56

Pâquerette indocile dans le mouvement silencieux de l’herbe.

Du chant de l’oiseau jusqu’à la racine muette

La lumière étreint le souffle matineux.

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Petits formats - Communauté : Poésie contemporaine
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 20:33

L’ombre tombe du ciel,

s’écorche au plomb lisse qui descend dans une douceur trompeuse.

L’oiseau murmure dans la brise ténue

Le chat ne franchira aucun seuil.

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Petits formats - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 16:18

Souche entamée

comme délitée…

…l’incessante montée sèveuse

et l’écartèlement de la lisière ramassée

 

 

Contre jour dans l’abattement de l’arc

 

Tu voudrais saisir le plomb incandescent

le fondre à la verdure tenace des silences.

 

De l’intérieur.

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 13:16

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Par corinne pluchart - Publié dans : calligraphies - Communauté : Poésie contemporaine
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 19:38

Pas de ligne étincelante, de fissure à merveille

L’étendue plate du silence des lèvres

L’aphasie provisoire de la main retranchée

 

Où sont les racines et les eaux dérivées

L’astre lunaire à la gorge déployée ?

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:15

Sourire gris.

Plaqué sur le devant.

 

Derrière, l’horizon s’étire

et déverrouille une fenêtre.

 

Tu pourrais juste soupirer et déposer le froid sur le rebord

Accomplir le jour d’un geste lent.

 

Devant, le gris puise dans la lumière

la puissance d’un reflet, une ombre juste au dessus du ciel.

 

Tu devrais poser la voix dans le silence

Juste sourire et délasser le gris.

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 21:54

L’automne tombe.

Dehors c’est l’apathie de la seconde, l’écrasement de la framboise.

Tu gerces ton œil à la paroi morose de la fenêtre

L’instant titube jusqu’à ta main figée dans l’ombre silencieuse du monde.

 

L’automne.

Une coulée noire le long du jour

Un piaillement de guêpe dans la brisée du vent

L’envie tronquée de son désir.

 

Tu tombes contre le mur, dans ce dehors froissé de pluie et de framboises.

 

 

 

Par corinne pluchart - Publié dans : Poésies - Communauté : Poésie contemporaine
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